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  • Traquer les fugitifs

    C'est une première en Europe. Les polices ont lancé vendredi, avec l'aide d'Europol, un site internet qui recense les criminels les plus recherchés sur le continent. Les citoyens de l'UE pourront également fournir des informations de manière anonyme. Les fugitifs les plus recherchés d’Europe ont désormais leurs fiches rassemblées sur un site internet unique, lancé vendredi 29 janvier par les polices européennes avec l'aide d'Europol, qui héberge la plateforme. Salah Abdeslam, suspecté d’être impliqué dans les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis figure notamment sur la liste. Le site, qui n’est pas sans rappeler les avis de recherche du FBI, présente une photo de chacun des suspects, les crimes qui leur sont reprochés et offre la possibilité aux internautes de communiquer des informations à leur sujet. "Le site permettra de partager des informations sur des criminels recherchés à l'international, qui ont été condamnés ou sont suspectés d'avoir commis des crimes graves ou des actes terroristes en Europe", a indiqué Europol dans un communiqué. Le site, disponible dans 17 langues, a été lancé par ENFAST1, un réseau européen d'officiers de police spécialisés dans la localisation et l'arrestation de fugitifs, affichait vendredi les noms de 45 fugitifs. Mais il sera mis à jour de manière régulière, a assuré Europol, soulignant qu'il s'agit de la "première initiative à travers l'Europe pour présenter une liste de fugitifs recherchés sur une plateforme commune". "À partir d'aujourd'hui, les citoyens de l'UE et d'au delà peuvent fournir des informations utiles via le site, également de manière anonyme", a précisé l'Office européen des polices, basé à La Haye. "Nous sommes convaincus qu'au moins quelques-uns [des suspects, NDLR] se cachent dans un autre pays que celui où ils ont commis leurs crimes", a déclaré Tine Hollevoet, porte-parole d'Europol. Mohammed Abrini, recherché lui aussi pour les attentats de Paris qui ont fait 130 morts, y figure également. L'Italien Matteo Messina Denaro est, lui, recherché pour le meurtre d'un garçon, fils d'un membre d'une organisation rivale à la sienne, la mafia italienne de la "Cosa nostra". Le Français Jean-Claude Lacote a été condamné par défaut en Belgique pour le meurtre d'un Britannique sur la côte belge. Il est recherché depuis son évasion d'une prison sud-africaine avec l'aide de deux policiers corrompus et de sa petite amie belge. "L'homme est considéré comme violent et très dangereux", affirme la police belge.

  • Uber contre le système français ?

    "C'est la loi du plus gros, et nous on est des petits", estiment les chauffeurs de taxis français en grève contre les dérives des voitures de transport avec chauffeur (VTC). L'apparition de l'application Uber a carrément changé le train de vie des chauffeurs de taxis parisiens. Interviewés par Sputnik, ceux-ci ont mis les points sur les "i" quant aux sujets de leurs revendications et mécontentements principaux. Les chauffeurs de taxis tiennent principalement à exiger du gouvernement qu'il respecte la loi. "On est en grève en ce moment, juste pour que l’Etat français fasse respecter la loi. Il y a eu une enquête: 70% des VTC travaillent dans l'illégalité. Pour nous, c'est inconvenable que le gouvernement laisse faire les choses, donc on est là pour défendre notre métier et montrer notre mécontentement", s'offusque un des grévistes. Selon eux, le passage à Uber n'est qu'une mode et un coup de publicité bien réussi. Comme les jeunes sont attirés par les nouvelles technologies, bien des personnes sont passées à Uber au détriment de l'économie française. "Eux, ils ont grandi avec ça, mais ils ne se rendent pas compte que ces sociétés-là optimisent fiscalement. Donc, il manque des recettes dans les caisses de l'Etat, et ils vont démanteler le système français". En outre, les grévistes ont tourné en dérision la récente proposition d'Emmanuel Marcon, ministre français de l'économie, invitant les chauffeurs de taxi à devenir les employés d'Uber. L'idée de payer non seulement les charges et s'acquitter des impôts en France, mais de travailler également pour le compte d'Uber et de "reverser 20% à une société qui ne paie pas d'impôts en France" n'a fait qu'attiser les tensions entre les parties opposées. Pourquoi le gouvernement français reste-t-il les bras croisés lorsque les passagers sont quasiment pris entre deux feux? La réponse n'est pas si évidente que ça et porte en outre atteinte au principe de démocratie, si louée en France. "De toute façon, ce sont les lobbys, les grosses multinationales qui tiennent le jeu et tirent les ficelles de tout ça. Et les hommes politiques… que voulez-vous qu'ils fassent? S'ils prennent des décisions contraires à ce qui a été défini, Bruxelles condamne les Etats à des amendes. C'est quoi cette démocratie? Ce n'est pas de la démocratie, c'est la loi du plus gros, et nous on est des petits", résument les grévistes.