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  • Qui a peur du virtuel

    Cela fait un moment que la réalité virtuelle fait parler d'elle, et j'admets que j'étais du coup assez curieux de m'y immerger au moins une fois, ne serait-ce que pour voir. Et c'est ce que j'ai finalement pu faire il y a peu avec mes collègues. Il y a peu, un incentive à Paris m'a en effet permis de profiter de cette réalité alternative. Et je peux désormais vous dire une chose la concernant : c'est qu'elle va changer nos vies. En vérité, il suffit de s'y aventurer une fois pour comprendre à quel point les écrans traditionnels seront bientôt dépassés. C'est difficile à expliquer à qui n'a pas encore essayé, mais le retour sur écran normal donne un peu l'impression d'échanger son Samsung 6 contre un S63 du siècle précédent ! Imaginez : entre le casque qui offre une expérience qui couvre tout le champ de vision, et les téléviseurs tradis où le spectacle se limite à un simple rectangle, il y a un monde qui sépare ces deux technologies. Et puis, il est capital de rappeler que la VR en est encore à ses rudiments. Or, elle permet déjà une expérience vraiment attrayante. Je me demande ce qu'elle va donner dans deux-trois ans, lorsque l'effet de masse permettra de réduire son coût et que son catalogue sera davantage fourni, et avec de vrais jeux (il ne s'agit pour l'heure que de petites expériences, très funs mais dépourvues de scénarios). A mon avis, cette réalité ne se contentera pas de conquérir le monde vidéoludique. Je ne suis pas un expert en la matière et je peux fort bien me tromper, mais je crois qu'elle sera employée d'ici peu par tous, et dans de nombreux domaines auxquels l'on ne pense pas encore. Au travail, pourquoi pas ? Pour quelques personnes, c'est sans doute une absurdité que je profère, car selon eux le public rechignera à s'éloigner du monde physique. Et pourtant, n'est-ce pas justement ce que nous faisons depuis quelques années avec nos Iphones et tablettes ? Je ne serais donc pas plus surpris que ça que la réalité virtuelle s'impose dans des domaines très inattendus. Certaines entreprises l'ont d'ailleurs déjà adoptée, et certains parcs d'attraction s'appuient déjà entièrement sur la réalité virtuelle ! Au passage, cet incentive à Paris m'a beaucoup amusé : j'ai trouvé la soirée tournoi qui nous était proposée vraiment originale et marquante. Voilà l'agence qui l'a mis en place, si vous souhaitez voir quelques photos.

  • Les prisons et le terrorismes

    Dimanche, dans une prison française, plusieurs détenus ont refusé de regagner leur cellule pendant des heures. Deux surveillants ont été blessés suite à l'incident. Gabrielle Mouesca, ex-président de l'Observatoire international des prisons (OIP) indique à Sputnik que la recrudescence d'incidents s'explique par une surpopulation dans les prisons. Dans la prison de la ville de Valence, dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes, des prisonniers ont dérobé un jeu de clé et ont tenté de mettre le feu à un matelas. Deux surveillants ont été légèrement blessés suite à l'incident. Les prisons allemandes surpeuplées à cause des réfugiés Un acte de mutinerie qui s'expliquerait par un manque d'effectif, selon Matthieu Perez, secrétaire régional du syndicat des surveillants SPS. « Les détenus connaissent les lacunes que nous avons dans la gestion des établissements », a-t-il affirmé. Et ce alors que le gouvernement vient quant à lui d'annoncer la création de 10 000 places supplémentaires en prison. Gabrielle Mouesca, président de l'Observatoire international des prisons (OIP) de 2004 à 2009, commente cette situation dans un entretien accordé à Sputnik. « Oui, les chiffres montrent, qu'en comparaison avec la période équivalente de 2015, il y a une augmentation de 33 % des incidents dans les établissements pénitentiaires français. Donc, à l'évidence, il y a un phénomène aujourd'hui de recrudescence d'incidents », a-t-il souligné. Selon lui, il y a à l'évidence la question de la surpopulation, cependant, ce phénomène est ancien. En outre, la situation s'explique par la lutte contre le terrorisme menée par l'Etat français, ce qui a conduit à l'adoption des lois qui s'appliquent dans les prisons, estime M. Mouesca. « Aujourd'hui, à l'évidence, la prison est un des lieux, je dirais, de l'actualité de la lutte antiterroriste et, malheureusement, la totalité de la population pénale a d'une façon ou d'une autre à souffrir des conséquences de ce renforcement sécuritaire des établissements pénitentiaires », a noté l'expert. Prisons françaises: des conditions plus strictes pour les détenus radicalisés Répondant à la question de savoir si l'ouverture de nouvelles prisons aidera à résoudre le problème de surpopulation, M. Mouesca a pointé que tous les observateurs s'accordent à dire que c'est une non-solution. Selon lui, la construction de nouvelles prisons n'a qu'une conséquence qui est celle de remplir ces nouvelles prisons et de se retrouver à nouveau face à une situation de surpopulation. « On sait que pour s'attaquer réellement au phénomène de surpopulation, il faut appliquer des peines qui ne sont pas la mise en détention. Le code pénal prévoit aujourd'hui, enfin légiférer de façon supplémentaire, des sanctions qui ne sont pas la prison », a fait valoir l'interlocuteur de Sputnik.

  • Hitler et la drogue

    Tout est permis en temps de guerre? Les soldats du Troisième Reich s'avèrent avoir fortement abusé de la meth dans les années 1940 l'utilisant comme stimulant et analgésique. Lors de l'invasion par l'Allemagne de la France en mai 1940, les combattants de la Wehrmacht consommaient activement de la méthamphétamine, en prenaient plusieurs comprimés par jour et ce selon des prescriptions médicales, a révélé l'écrivain allemand Norman Ohler au Guardian. L'hôpital où Hitler a été traité: une scène à donner le frisson Le stupéfiant a pénétré l'armée en tant que stimulant et moyen de faire face à l'épuisement, explique M. Ohler dans son livre « L'extase totale » (« Der totale Rausch ») qui fait la lumière sur les relations du Troisième Reich avec la drogue, dont la cocaïne, l'héroïne, la morphine et la méthamphétamine. Tandis que l'Allemagne préparait l'invasion de la France par les Ardennes, « l'aide médicale » sous forme de méthamphétamine a été envoyée aux docteurs sur le front avec la consigne d'en prendre un comprimé pendant la journée, un dans la soirée et deux comprimés supplémentaires deux ou trois heures plus tard. La guerre éclair a-t-elle donc été le résultat de la consommation de méthamphétamine au sein de la Wehrmacht? « L'invasion en France est devenue possible grâce à la drogue », a expliqué M. Ohler. « Pas de drogue, pas d'invasion. Lorsqu'Hitler a appris le plan d'invasion via les Ardennes, il lui a plus. Mais le commandement suprême a dit: "il est impossible, nous devons nous reposer pendant la nuit, et ils (les alliés, ndlr) reculeront et nous resterons seuls dans les montagnes" ». Puis, l'armée allemande a reçu de la méthamphétamine, ce qui a permis aux militaires de rester éveillés pendant trois jours et trois nuits de suite et ainsi de mener cette opération. Du coup, la drogue est devenue une arme puissante dans les mains du commandement allemand. Le suicide d’Hitler, a-t-il une suite qui se continue en Argentine? M. Hitler lui-même recevait de son médecin personnel Theodor Morell de l'oxycodone provoquant une forte euphorie et ayant un effet analgésique. Par la suite, le führer a commencé à combiner l'oxycodone avec de la cocaïne en grandes quantité afin de se débarrasser des maux de tête. De ce fait, il a atteint les portes de la mort en drogué « expérimental » avec des veines dévastées. Alors que la drogue n'était pas un sujet prioritaire pour les historiens, l'écrivain Norman Ohler a vraiment apporté plus de clarté sur le fonctionnement de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ses sources, M. Ohler s'est servi de la copie de la lettre de Martin Bormann, le secrétaire d'Hitler, où il suggérait que la « médication » de ce dernier devait être contrôlée à cause de sa santé instable et de plus en plus fragile. Le livre de Norman Ohler a été publié en Allemagne l'année dernière et est vite devenu un bestseller. Il a déjà été traduit en 18 langues.