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Culture

  • Vaste Los Angeles

    Les voyages de groupe, on aime ou on déteste. Personnellement, j'adore : cela permet de profiter pleinement d'une destination sans le moindre stress lié à l'organisation ! Et je troucve que ça fait du bien, de temps à autre ! Il y a quelques semaines, j'ai ainsi découvert Los Angeles dans un de ces voyages. Et comme toujours, j'ai adoré. Ça m'a tellement plu, en réalité, que j'ai franchement hésité à regagner le foyer familial au terme de ce sympathique séjour ! J'ignore si c'est pareil pour vous, mais moi, ça me prend de temps à autre, lorsque je sillonne le monde : je suis tenté de refaire ma vie sur place. De décrocher un travail, même s'il est moins captivant, et de poser mes valises. En résumé : de tout recommencer à zéro. Je ne trouve pourtant pas que l'herbe soit spécialement plus verte ailleurs ; je suis même convaincu que la vie n'y est pas nécessairement plus agréable. Seulement, même si l'herbe n'est pas meilleure, le fait est qu'elle a une saveur différente, et je suis donc très tenté de la déguster. J'avoue que j'ai un peu de mal avec l'idée que l'individu soit limité à vivre une seule vie... Avant la révolution industrielle, c'était sans doute nettement plus commode. Tout était plus simple alors : le monde était trop vaste pour être parcouru ; la plupart des gens passaient toute leur vie dans le même village ; les voyages étaient un luxe que peu de gens pouvaient s'offrir. L'horizon était donc résolument plus limité pour la plupart des gens. Mais à une époque comme la nôtre, où l'on travaille nettement moins qu'avant, et où les médias permettent de contempler au jour le jour comment est la vie aux quatre coins du monde, l'on peut non seulement voyager, mais l'on voit aussi à quoi pourrait ressembler notre vie ailleurs ! Si vous vous n'avez pas encore eu l'occasion de découvrir LA, soit dit en passant, je vous invite à réparer cette lacune : c'est un plaisir pour les yeux. Je vous mets en lien l'agence qui proposait ce voyage de groupe à Los Angeles!

  • Vers plus de solidarité

    Il est important de caractériser sommairement le seul cas essentiel où la solidarité fondamentale soit encore, sinon directement niée en principe, du moins profondément méconnue, et même radicalement négligée, en réalité. Ce cas est, malheureusement, le plus important de tous, puisqu'il concerne directement l'organisation sociale proprement dite, dont la théorie continue jusqu'à présent à être essentiellement conçue, d'une manière absolue et isolée, comme indépendante de l'analyse générale de la civilisation correspondante, dont elle ne peut cependant que constituer l'un des principaux élémens. Un tel vice appartient presque également aujourd'hui aux écoles politiques les plus opposées, soit théologiques, soit métaphysiques, qui toutes s'accordent ordinairement à disserter abstraitement sur le régime politique, sans penser à l'état co-relatif de civilisation, et aboutissent même le plus souvent, dans leurs vaines utopies immuables, à faire coïncider leur type politique le plus parfait avec l'enfance plus ou moins prononcée du développement humain. Pour mieux apprécier, d'un seul aspect, dans toute sa portée, l'ensemble de cette aberration habituelle, il faut, ce me semble, en poursuivant le cours rigoureux d'une exacte analyse historique, remonter jusqu'à sa véritable source philosophique, qui consiste essentiellement, à mes yeux, dans ce fameux dogme théologique où l'on rattache le développement général de la civilisation humaine à une prétendue dégradation originelle de l'homme. Ce dogme fondamental, que toutes les religions reproduisent, sous une forme quelconque, et dont la prépondérance intellectuelle devait toujours être secondée spontanément par le penchant ordinaire de notre nature à l'involontaire admiration du passé, conduit, en effet, d'une manière directe et nécessaire, à faire constamment coïncider la détérioration continue de la société humaine avec l'extension croissante de sa civilisation. Quand la philosophie théologique est graduellement passée à l'état métaphysique, ce dogme primitif a de plus en plus tendu à se transformer finalement, comme je l'ai déjà indiqué, en cette célèbre hypothèse, radicalement équivalente, qui sert encore de principale base systématique à la politique métaphysique, d'un chimérique état de nature, supérieur à l'état social, et dont le développement de la civilisation nous éloigne toujours davantage. On ne saurait ainsi méconnaître l'extrême gravité philosophique, et par suite même politique, d'une aberration aussi profondément enracinée dans l'intime constitution scientifique des diverses doctrines existantes, et qui, sans être désormais directement formulée et soutenue en principe général, continue cependant à dominer essentiellement l'ensemble des spéculations sociales, souvent d'ailleurs à l'insu de la plupart de ceux qui s'y livrent.