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  • Uber contre le système français ?

    "C'est la loi du plus gros, et nous on est des petits", estiment les chauffeurs de taxis français en grève contre les dérives des voitures de transport avec chauffeur (VTC). L'apparition de l'application Uber a carrément changé le train de vie des chauffeurs de taxis parisiens. Interviewés par Sputnik, ceux-ci ont mis les points sur les "i" quant aux sujets de leurs revendications et mécontentements principaux. Les chauffeurs de taxis tiennent principalement à exiger du gouvernement qu'il respecte la loi. "On est en grève en ce moment, juste pour que l’Etat français fasse respecter la loi. Il y a eu une enquête: 70% des VTC travaillent dans l'illégalité. Pour nous, c'est inconvenable que le gouvernement laisse faire les choses, donc on est là pour défendre notre métier et montrer notre mécontentement", s'offusque un des grévistes. Selon eux, le passage à Uber n'est qu'une mode et un coup de publicité bien réussi. Comme les jeunes sont attirés par les nouvelles technologies, bien des personnes sont passées à Uber au détriment de l'économie française. "Eux, ils ont grandi avec ça, mais ils ne se rendent pas compte que ces sociétés-là optimisent fiscalement. Donc, il manque des recettes dans les caisses de l'Etat, et ils vont démanteler le système français". En outre, les grévistes ont tourné en dérision la récente proposition d'Emmanuel Marcon, ministre français de l'économie, invitant les chauffeurs de taxi à devenir les employés d'Uber. L'idée de payer non seulement les charges et s'acquitter des impôts en France, mais de travailler également pour le compte d'Uber et de "reverser 20% à une société qui ne paie pas d'impôts en France" n'a fait qu'attiser les tensions entre les parties opposées. Pourquoi le gouvernement français reste-t-il les bras croisés lorsque les passagers sont quasiment pris entre deux feux? La réponse n'est pas si évidente que ça et porte en outre atteinte au principe de démocratie, si louée en France. "De toute façon, ce sont les lobbys, les grosses multinationales qui tiennent le jeu et tirent les ficelles de tout ça. Et les hommes politiques… que voulez-vous qu'ils fassent? S'ils prennent des décisions contraires à ce qui a été défini, Bruxelles condamne les Etats à des amendes. C'est quoi cette démocratie? Ce n'est pas de la démocratie, c'est la loi du plus gros, et nous on est des petits", résument les grévistes.